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vendredi 29 mai 2020

Auto-stérile, auto-fécond, auto-fertile, sexué, pollinisation croisée... ?

Je fais partie d'un groupe d'amateurs fruitiers et une question souvent posée sur le groupe semble entraîner plusieurs débats. Des réponses variées sont données et des informations erronées sont souvent partagées. La question: "J'aimerais me procurer un X, dois-je acheter un mâle et une femelle?" ou encore: "Dois-je en acheter 3?"


Les faits: certaines plantes sont auto-stériles, tandis que d'autres, auto-fertiles; 
  • Auto-stérile: la plante ne peut pas donner des fruits seule
  • Auto-fertile (auto-fécond): la plante peut donner des fruits seule


Petits détails importants;
Qu'elle soit auto-stérile ou auto-fertile: la plante peut être sexuée ou asexuée. 
  • Sexuée: la plante peut être mâle (et porter seulement des fleurs mâles, avec étamines) ou femelle (et porter seulement des fleurs femelles, avec pistils). Ces plantes ont donc besoin d'une pollinisation croisée, mais il faut s'assurer de leur trouver une plante du sexe opposé.  
  • Asexuée: la plante peut être dioïque ou monoïque. Certaines on besoin de pollinisation croisée, tandis que d'autres se pollinisent elles-mêmes. Pour compliquer les choses, certaines n'ont pas besoin de pollinisation pour produire des fruits. Celles qui se pollinisent elles-mêmes et celles qui n'ont pas besoin de pollinisation sont dites "auto-fertiles". 
Dioïque: la plante a des fleurs qui sont à la fois mâles et femelles (qui portent des pistils et des étamines sur la même fleur).
Monoïque: il y a des fleurs mâles et femelles séparées, mais sur la même plante. 


En résumé, il se peut que votre plante;
1. Donne des fruits, même si elle est seule
2. Donne des fruits, à conditions d'avoir une autre plante *compatible* près d'elle, en plus de la présences de pollinisateurs (abeilles et autres insectes).
3. Donne des fruits, à conditions d'avoir une autre plante du sexe opposé *compatible* près d'elle, en plus de la présence de pollinisateurs (abeilles et autres insectes).

Compatibilité
En principe, deux arbres d'une même espèce (ex: deux poiriers) sont compatibles, mais pas nécessairement. Parfois, le pollen de l'un ne pollinise tout simplement pas les fleurs de l'autre. D'autres fois, les cultivars ne fleurissent pas en même temps. Il devient donc impossible d'échanger du pollen. Plusieurs chartes de compatibilités sont disponibles sur Internet.  

Il est bon de savoir que ce n'est pas nécessairement l'espèce qui détermine les besoin de la plante, mais parfois, le cultivar en tant que tel. 
Ex: La plupart des pommiers ont besoin d'un autre pommier pour porter fruit, mais certains cultivars peuvent donner des fruits seuls (auto-fertiles). C'est le cas du cultivar Akane.

Une plante n'a donc jamais besoin de deux compagnons. Autrement dit, il ne faut jamais 3 plantes pour obtenir des fruits (comme il ne faut pas 3 humains pour faire un bébé). Les pépinières conseillent souvent 3 plantes, car cela augmente les chances de compatibilité. De plus, si l'un des plants meurent, il y a de bonnes chances qu'on continue à avoir des fruits.


Voici un petit tableau qui résume mes recherches sur la fructification.* À noter que certaines espèces nécessitant une autre variété sont parfois auto-fertiles, selon les cultivars. Ex: Certains abricotiers produisent seuls. 


*Bien que ces plantes soient auto-fertiles, elles bénéficient tout de même de la présence d’un autre cultivar (plus grande productivité)
**Nécessite un cultivar différent. Ce dernier ne peut pas être un clône.  Ex : Un Honeycrisp et un McIntosh se polliniseront, mais deux Honeycrisp ne se polliniseront pas. 
*** Le murier (morus) et le plaqueminier sont habituellement sexués. Donc certains individus sont des mâles et ne fructifient pas. Cependant, les femelles fructifient sans la présence du mâle. De plus, certains écrits rapportent que les muriers peuvent changer de sexe au besoin et que certains individus portent des fleurs mâles et femelles!



mercredi 27 mai 2020

Pucerons, fourmis et coccinelles sur prunier vs cerisier

Ce printemps est tout le contraire du dernier: très sec. Il a également fait très froid jusqu'au début mai, puis la température a changé drastiquement. Si bien qu'on vient de traverser une période de canicule, en plein mois de mai! Résultat: pucerons!!!

La bataille qui se livre dans mon prunier Red Star est épique! Je laisse aller les choses pour voir si l'arbre s'en remettra. Si oui et si les pucerons l'envahissent à nouveau l'an prochain, je devrai intervenir. Pour l'instant, j'ai ajouté des plantes qui attirent les pucerons près du prunier, afin de les attirer ailleurs. De la livèche et du souci.. Mais je pense que les fourmis et les pucerons préfèrent de loin mon prunier... 



Une petite fourmi qui guette le troupeau de pucerons noirs. 


Oohh.... Des œufs de coccinelle! Yes! 

On ne voit même plus la fleur... 

Une belle coccinelle qui doit avoir le ventre bien plein.

C'est romantique, les pruniers...

Une autre sorte de puceron; le puceron vert. 


Mise à jour 30 mai 2020
Qui gagne la bataille?

...

Vous devinez?

...

Les coccinelles!!! 
Et oui! Les larves de coccinelles sont en train de nettoyer l'arbre en entier... En effet, je n'ai pu trouvé un seul puceron sur mon arbre ce matin. Ça du être tout un carnage...

La pluie des derniers jours y est peut-être pour quelque chose.

Une belle larve de coccinelle qui a encore faim...!

Mais il ne reste plus rien à dévorer...





Je vous laisse sur le cas de mon cerisier avium (cerises douces).

Les gens sont souvent inquiets de la présence des fourmis, qui peuvent indiquer la présence des pucerons qu'elles élèvent. Comme c'était le cas de mon prunier il y a quelques jours, elles peuvent effectivement y protéger des colonies de pucerons. Les pucerons produisent du miellat, dont elles se délectent. En retour, les fourmis protègent les pucerons contre les prédateurs.
Ants defending aphids from ladybeetles #103 - YouTube
Fourmis protégeant les pucerons en attaquant
le prédateur #1 du puceron: la coccinelle
Source Photo: https://www.youtube.com/watch?v=S8RTdznEFio
Fourmi récoltant le miellat 
Source photo: Dawidi, Johannesburg, South Africa - http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Ant_Receives_Honeydew_from_Aphid.jpg


Les prunus ont des nectaires extra-floraux. Je ne suis pas certaine que ce soit le cas de tous les prunus, mais je peux affirmer avec certitude que les pruniers européens, les pêchers et les cerisiers en ont (car ils sont bien visibles). Ces derniers se trouvent sur la tige, à la base des feuilles ou sur le pourtours de celles-ci, dépendamment de l'espèce.

Ainsi, on peut voir des fourmis sur un arbre et penser qu'elles sont en train de lui nuire, alors qu'en fait, elles ne font que se délecter du nectar produit par ces glandes (spécifiques aux prunus et à certaines autres espèces). Il faut donc prendre le temps d'observer, avant d'agir contre les fourmis (ou les pucerons). Dans le cas de mon cerisier, aucun puceron à l'horizon:

Fourmis qui se nourrissent simplement du délicieux nectar 
produit par les nectaires du cerisier, sans nuire à l'arbre! 

Des pawpaws au Québec?

En 2015, j'ai découvert la pépinière aux arbres fruitiers Green Barn grâce à Youtube. Cette dernière est située sur l'île Perrot, au Sud-Ouest de l'île de Montréal. On y voyait toutes sortes de fruitiers que je ne connaissais pas à ce moment là. Entre autres, l'asiminier trilobé, mieux connu sous le nom de "pawpaw". J'ai pris un certain temps à me décider à en planter chez moi, puisque l'île Perrot est zonée 6a (pas mal plus chaud que chez moi). 

What is Pawpaw? Here are 6 Fascinating Facts About This Trendy ...
Source: Photo via Meredith Publishing trouvée sur le site https://www.allrecipes.com/article/what-in-the-world-is-pawpaw/

Ma première tentative (printemps 2017) a échoué tristement. Mes trois arbres (de jeunes semis) n'ont pas survécu à la transplantation.

Mon deuxième essai (printemps 2019) fut plus fructueux. Les deux arbres ont survécu la transplantation et leur premier hiver.  Voici le plus beau des deux, au printemps 2020. À noter qu'ils débourrent très tardivement chez moi (fin mai). 


Printemps 2020


Il mesure seulement 14 pouces de haut. Il est planté en plein soleil, mais fut couvert de neige cet hiver, ce qui a probablement aidé à le protéger contre le froid. 



Alors ce jeune et petit spécimen pousse chez moi en zone 4b/5a. Mais, est-ce une exception? Non!


Voici quelques photos d'autres spécimens. L'emplacement est écrit sous chaque photo.
Printemps 2020 - Ruelle communautaire Basile-Patenaude,
à Montréal (6a)
Petits fruits en formation
Crédit: Julien Ghannoum, 2020
Automne 2019 - Wow... De beaux arbre de 10 ans en terre
(+ possiblement 2 ans en pépinière) fructifiant à Montréal (6a).
Les cultivars sont: NC-1 et PA Golden.
Le propriétaire m'a dit qu'ils n'étaient pas protégés plus qu'il
faut à l'hiver, sauf par le couvert de neige habituel.
Crédit: Julien Ghannoum, 2020  

Été 2018 - Banlieue de Gatineau, Québec (4b)
Il y a deux arbres à cet emplacement,
mais ils n'ont pas encore fructifié. Un semis et un Campbell NC-1.
Celui-ci (photo) est le semis. Le NC-1 est moins vigoureux. 
Printemps 2020 - Ottawa (5a)
Il y a deux arbres de 7 ans à cet emplacement, il n'ont pas encore fructifié,
mais ont commencé à fleurir! 
 
Automne 2019 - Rive-Sud de Montréal (6a)
Ils n'ont pas encore fructifié. 
Automne 2018 - Montréal (6a)
Plusieurs autres, mais ils n'ont pas fructifié encore.
Il y a, entre autres, un Maria's Joy.



Pollinisation
La pollinisation est particulière avec le pawpaw. Il faut d'abord deux cultivars differents (les assiminiers sont tous compatibles). Chaque individu produit des fleurs passant d'abord par "l'étape mâle" (avec les pistils), puis par "l'étape femelle" (avec les stigmates). Ensuite, ce sont les mouches et les scarabées qui s'occupent de polliniser les fleurs. Elles ont une odeur légère de viande en décomposition, qui attire les mouches! Si bien, que certaines personne mettraient des animaux morts/restes de viande près de leurs arbres pour assurer la venue des mouches... D'autres préfèrent simplement les polliniser à la main, si les insectes ne parviennent pas à faire la pollinisation.

Racine pivot
Le pawpaw développe une racine pivot importante. Cette dernière pousse verticalement et grossit rapidement. Si elle est endommagée, l'arbre risque de ne jamais s'en remettre pleinement (et passera des années à pousser très lentement, sans jamais s'encrer solidement dans le sol). Une solution, pour les plus décidés: semez vos propres asiminiers rustiques à l'emplacement où vous souhaitez cultiver vos arbres, puis greffez vous-mêmes, les années suivantes, les cultivars souhaités! Ou encore, laissez vos semis pousser et vous obtiendrez vos propres variétés.

Drageons
L'asiminier drageonne. Il préférable de séparer les nouveaux individus. Une pollinisation croisée avec ceux-ci est possible si l'arbre est greffé, puisque les drageons seront des clones du porte-greffe et non du cultivar, ils auront donc une génétique différente. Par contre, une pollinisation croisée est impossible si l'arbre est sur ses propres racines, puisque les drageons seront alors des clones de la plante mère. En séparant les drageons, on permet à l'arbre principal de mieux se développer en utilisant le maximum de ressources disponibles (soleil, nutriments). Psst! Les nouvelles plantes ainsi séparées font de beaux cadeaux! Mais soyez avertis, les racines de drageons sont plus fines et les cônes ainsi formés meurent plus facilement.

Ombre
À l'état naturel, on le trouve dans les sous-bois, à l'ombre ou la mi-ombre. Mais être productif, il a besoin de soleil. Surtout ici, au Canada, au Nord de son aire de répartition.

Sol riche
Il apprécie un sol fertile. Pour enrichir un sol pauvre, on peut amender de compost, fumier, thé de compost, etc. On peut aussi pailler abondamment avec du bois raméal fragmenté, des épines de pin, de l'écorce, etc. Pas du paillis de cèdre noir, qui ne se décompose pas vite et qui est coloré artificiellement. Le paillis, au fil des années, se décomposera et enrichira le sol naturellement.

Sol chaud
Afin d'encourager la floraison plus tôt au printemps, on peut couper les branches les plus basses. Ceci devrait permettre aux rayons du soleil d'atteindre le sol au pied de l'arbre et de le réchauffer plus rapidement, ce qui aura pour effet de réveiller l'arbre de sa dormance plus tôt. De même, étendre des roches ou du sable sous l'arbre aurait un effet de masse thermique, réchauffant le sol et permettant de faire mûrir les fruits plus rapidement. Ces conseils m'ont été donnés par un Américain vivant en saison courte.

Bon, j'hésite à mettre ces conseils en application. D'un côté, comme les pawpaws fleurissent habituellement assez tard (parfois en même temps ou juste après les pommes), le risque de gel pour les fleurs ne devrait pas être trop important. D'un autre côté, nous avons des hivers rocambolesques, au Québec. Parfois, la neige fond et le sol est complètement découvert, en plein mois de janvier ou février, alors que les -20 à -30 ne sont pas terminés. Cela a un effet dévastateur sur les prunus (pêchers, abricotiers, pruniers, etc), qui sortent facilement de leur dormance. On recommande donc l'inverse pour ces derniers; isoler le sol afin de l'empêcher de se réchauffer trop vite. Qu'en est-il des asiminiers? 

Saison de récolte
Comme c'est un fruit assez lent à mûrir et que la saison estivale du Québec est relativement courte, il est important de choisir des cultivars hâtifs! Il est préférable, pour la digestion, de laisser les fruits mûrir sur l'arbre.

Protéger la greffe
Excellent conseil donné par un cultivateur Montréalais: protéger l’union de la greffe l’hiver, faire un monticule de neige par dessus et une spirale pour empêcher les rongeur de grignoter le tronc.

Brûlure sud-ouest (south-west injury /sunscald), éclatement de l'écorce, échaudure
L'Université du Kentucky, reconnue pour son excellent programme de recherche et développement en matière d'asiminiers, indique que cette espèce est sensible à l'échaudure (comme les pêchers, par exemple). L'échaudure se produit en hiver, alors que le soleil est parfois très chaud (et la force des rayons est amplifiée par le reflet sur la neige), mais que la température ambiante est très froide, surtout la nuit. Le gel, à la suite de températures élevées, fait éclater l'écorce. Les fluctuations de température importantes de notre climat québécois amplifient ce problème. 3 solutions: envelopper, peindre ou ombrager. Envelopper le tronc d'un textile blanc le protégera du soleil et possiblement des vents. Attention de ne pas créer un milieu chaud et humide. Peindre le tronc d'une peinture de latex blanche ou de chaux aura le même effet, la protection des vents en moins (cela s'appelle "chauler"). Pour ombrager, différentes options s'offrent à vous. On peut, par exemple, planter un buisson bien fourni au Sud-Ouest de l'arbre. Idéalement, on le place à distance permettant de l'ombrage en hiver, mais pas en été. C'est possible, le soleil étant plus bas en hiver. On peut aussi planter l'arbre au Nord d'un bâtiment, toujours de façon à ce qu'il soit à l'ombre en hiver, mais pas en été.


Taille
Certaines sources mentionnent que les asiminiers atteignent une hauteur moindre en territoire plus nordique et limite, tel que le Québec. On suggère que la hauteur finale en zone froide se situe entre 12 à 15 pieds et on recommande de "topé" l'arbre (ou tailler la tige principale) à 10 pieds, afin d'avoir un meilleur accès aux branches et aux fruits. 

Toxicité
Le pawpaw contient de l'annonacine (comme tous ses cousins, membres de la famille des annonacées, tels que les corossols, pomme-canelles, cherimoyas, atemoyas, attiers, etc.). L'annonacine serait toxique pour les neurones. Sa consommation régulière pourrait induire des lésions cérébrales semblables à celles de la maladie de Parkinson. D'un autre côté, cette substance pourrait avoir des effets antitumorales (aider à prévenir ou combattre certains cancers). De plus, certains gens peuvent avoir des réactions suite à la consommation du fruit, tels que maux de ventre, vomissements, etc. Cependant, certains écrit indiquent que la quantité d'annonacine dans les fruits mûres serait moindre et que les effets secondaires se présenteraient davantage suite à la consommation de feuilles (sous forme de tisane, par exemple). Donc, le fruit du pawpaw est généralement considéré sécuritaire en saison et avec modération.

Où se procurer un Pawpaw au Québec?



L'un de mes deux pawpaws, en août 2020
L'un de mes deux pawpaws, en août 2020
Il pousse en plein soleil, mais j'ai lu souvent qu'ils préféraient l'ombre en jeune âge.
Je l'ai arrosé souvent cet été, car nous avons eu de très longues périodes de sécheresse.

Semis de fruitiers

L'année précédente (2018), j'ai réalisé des semis de mes pommes et de quelques pommes de l'épicerie. J'avais, entre autres, Goldrush, Liberty, Honeycrisp et Sunrise. Ils ont tous bien fonctionné, mais comme je n'ai pas d'espace, j'ai fini par garder seulement 1 semi d'Honeycrisp et 1 semi de Sunrise. Le 30 avril 2020 dernier, j'ai greffé une branche du semi de Sunrise à mon pommier William's Pride. Elle n'a pas débourré encore, en ce 27 mai 2020. Puis, j'ai utilisé le petit arbre semi de Sunrise comme porte-greffe pour me faire un deuxième Crimson Crisp. Cette greffe est en train de débourrer.

L'année dernière (2019), j'ai semé des pépins de poires et des noyaux de prunes et pêches dans ma classe, sous l'immense fenêtre en plein soleil. Vers la fin du printemps, j'ai mis en terre mes arbres. Certains ont très bien repris, d'autres, moins.

 J'avais;
- 2 semis de prunier (Toka?) de la voisine. Je n'en ai conservé qu'un seul. 
- 3 semis de poires asiatiques du magasin (des poires brunes). Je n'en ai conservé qu'un seul. 
- 2 semis de poire asiatique "Fragrant" trouvée dans un marché asiatique d'Ottawa. Je n'en ai conservé qu'un seul. 2018
- 6 semis de pêches obtenues d'un échange avec une personne du Nouveau-Brunswick. Je les ai tous planté au printemps 2019, mais seuls 2 ont survécu à l'hiver 2019-2020. Ceux collés à mon mur, côté Sud. Voici mes semis préférés, en ce 27 mai 2020. 





Semi de poire du magasin "Fragrant",
côté Nord de la maison, 2e année

Semi de mon poirier Shinseiki, côté Sud de la maison, 2e année
Vigoureux, non? Je pense que c'est un Shinseiki X Barlett ou poire euro


Semi de prunier du voisin (Toka?), côté Sud de la maison, 2e année
Aucune idée du "papa", p-e l'un des miens...?

Semi de pêcher (possiblement Chui Lum Tao, Bailey ou Iowa White)
Contre le mur Sud de la maison, 2e année
(Ceux au Nord, sous la neige, n'ont pas survécu, à ma grande surprise) 

samedi 23 mai 2020

Poirier en espalier

Mon blogue est un peu comme un journal pour moi, alors si vous tombez sur cet article en 2020, il n'y aura pas grand chose à voir encore... Mais j'ai l'intention d'ajouter de modifier cet article régulièrement, afin de voir la progression!

Les arbres en espalier, quel charme! En plus d'être absolument charmant, c'est une excellente façon de rentabiliser l'espace disponible pour la culture fruitière. 

Voici donc l'objectif final: 
pear-espalier Poirier en forme: palmette horizontale. | Tuin, Tuin ...
Source (à visiter absolument!!!): http://mapassionduverger.fr/forme-fruitiere/un-espalier-ou-une-palmette-chez-vous/

J'ai choisi le mur Est de la maison. J'ai pensé que le mur Sud et Ouest, au Québec, allaient réveiller l'arbre à l'hiver (chaleur trop forte) et lui nuire. Est-il trop près de ma fondation? Aucune idée... Je vais le laisser aller un peu, mais consulter l'avis d'experts entre temps. Au pire, je devrai le retirer éventuellement, mais en attendant, ça me fait un porte-greffe pour ma collection de cultivars! 

J'ai choisi un poirier européen Savignac. En fait, je pense que le frère Armand Savignac hybridait des poiriers (et/ou plantait des poiriers hybridés de la station expérimentale d'Ottawa). Hors, ces poiriers auraient eu comme parents Beauté Flamande, Clapp's, Zuckerbirn et, tenez-vous bien, Kurskaya! Les poiriers Enie, Meenie, Miney et Moe seraient possiblement des frères des poires de M. Savignac et ces derniers partagent plusieurs caractéristiques de leur parent Russe. En fait, c'est ce gène Russe qui leur confère une plus grand rusticité, parfait pour le climat Québécois. Mais qui en fait, également, une poire très différente des poires européennes populaires... Généralement, ces hybrides sont plus astringentes, acides, à la texture moins beurrée ou fondante... Bah, je me dis que si M. Savignac appréciait particulièrement cette poire, elle a dû être bien bonne quand même! 
Pour en savoir un peu plus sur ce poirier: https://potagersdantan.com/2011/02/10/le-poirier-savignac/.

J'ai planté le poirier Savignac à racines nues (porte-greffe=pyrus communis, donc full size!!) au printemps 2019. 

Ce printemps (29 avril 2020), j'ai greffé 3 cultivars européens dessus, grâce à des échanges postaux. Merci à mes généreux amis pour ces beaux greffons! 
  • 1 greffe en coulée de Harvest Queen
  • 2 greffes en écusson (1 T-Bud et 1 Chip-Bud) d'un cultivar X
  • 1 greffe en oméga (avec un outil à greffer qui fait des coupes en oméga) de Summer Crisp
Maintenant, je dois l'"entraîner" ! J'ai donc plié la première branche hier. 
Voici ce que ça donne. 

1re branche pliée...


De plus près...On peut voir la greffe du
Summercrip qui débourre! 

Greffe en écusson (Chip-Bud) qui débourre + tranquillement



Je me permets ici de changer de sujet quelque peu, car une visiteuse est apparue pendant que je prenais les photos! Ne faites pas attention à mon ongle sale de jardinière, s.v.p.! J'ai mis mon pouce dans la photo afin de nous donner une petite idée de la grosseur de cette... guêpe à taches blanches? Elle grugeait le bois...Elle est énorme!



Juillet 2020
Les deux greffes de bourgeons ont prises, puis sont tombées en dormance! Je pense que c'est trop chaud et sec... J'ai commencé à l'arroser et ça lui a fait grand bien, mais il était déjà trop tard pour aider les greffes. Seule la greffe en oméga se porte bien! L'arbre n'arrive pas à bien réparer ses tissus. On verra si elles repartent au printemps prochain. En attendant, voici l'espalier en formation...



La tenthrède du groseillier (pristiphora appendiculata) / gooseberry sawfly

Tous les printemps, pendant 3 ou 4 jours, j'inspecte attentivement mes groseilliers! Dès que je vois le premier signe de la tenthrède (des feuilles déformées, mangées), je passe à l'attaque! Je ramasse les larves de cet insecte une à une et je m'en débarrasse. C'est le seul insecte dont je n'arrive pas à protéger mes fruits sans le tuer. Ça me peine beaucoup.

Lueur au bout du tunnel; l'emplacement des groseilliers semblent jouer un rôle. L’éclaircissement aussi! Ainsi, seul mon Black Velvet, très buissonneux, en plein soleil, loin des autres plantes, semble affecté. 

Les années précédentes, mon Jonkheer Van Tet (groseille à grappes) était touché également, mais cette année, je l'ai laissé s'étendre (le feuillage est ainsi moins dense, la circulation de l'air se fait mieux (donc probablement plus sec) et le lumière pénètre l'intérieur du buisson plus facilement). Il est également entouré d’hémérocalles et autres plantes. Résultat: pas touché du tout! Mon Pixwell, entouré de plantes aromatiques, de buissons et de fleurs, n'est pas touché non plus. Il est naturellement moins fourni que Black Velvet également. Les autres (Jewel et Hinnomaki) sont plantés sous mes fruitiers et ne sont pas touchés. 


La larve en question! 


Jonkheer Van tets, qui s'étend naturellement
(On recommande souvent de le tuteurer
ou de le faire pousser en espalier!)



Une feuille mangée par une larve de tenthrède.
La coupable ne doit pas être bien loin...

Mon BlackVelvet (trop dense/fourni!!)

Il a l'air en santé, n'est-ce pas?

Mais non! Il est infesté de tenthrèdes qui
préfèrent manger au centre du buisson.

Il a aussi quelques feuilles affectées par la rouille,
qui pourrait probablement être évitée avec
une meilleure taille pour favoriser la circulation d'air.

Hinnomaki Yellow
Il a quelques larves... 

Jewel = pas affecté!

Hinnomaki Rouge = pas affecté!

Pixwell = pas affecté!
La circulation d'air et la lumière se rendent à l'intérieur
du buisson. Il est également entouré d'autres plantes.

La mélisse: une alliée !
(attire les abeilles, éloigne les indésirables)



mercredi 20 mai 2020

Journal de floraison 2020


Cette année, je sens qu'on va être gâté!

Bon, pour vous mettre en contexte si vous lisez /je lis cet article des années plus tard:
Je suis enceinte de 32 semaine. On est en période de confinement due à une pandémie mondiale: COVID 19. Je suis en retrait préventif, donc à la maison, mais mes collègues Québécoises sont au travail et accueillaient les élèves (retour) aujourd'hui. Le printemps est froid et tardif (encore!). Cette semaine, on avait du 10 degrés C sous les normales et des gels (à -5). Au moins, j'ai du temps pour m'occuper de mes fruitiers, les admirer et les observer (et les observer, je fais tous les jours, plusieurs fois par jour!). Je dirais même que je scrute.

Alors je dis que je sens qu'on va être gâté, car pour la première fois, j'aurai des fleurs (et possiblement des fruits) de mon prunier NY9 et de mon cerisier Carmine Jewel! Youppi. Mon pêcher fleurira à nouveau (il est tout jeune, mais il avait fait 2 fleurs l'an dernier et il semble y avoir au moins une dizaines de bourgeons floraux en train de gonfler cette année!), mes pruniers Toka et BlackIce (?), ainsi que mes greffes Vermont et Purple Heart ont des tonnes de bourgeons floraux. Cerise sur le sunday, mon pommier Goldrush, qui devrait normalement être en pause cette année, a plusieurs bourgeons floraux! Seule déception; mon poirier Shinseiki n'a qu'une seule "grappe" florale, avec environ 5 à 6 fleurs, comme à l'habitude, qui me donneront peut-être 2 poires. J'aurai également plusieurs autres fruits que je détaillerai dans mon journal.

Journal de floraison 2020 (je note seulement le jour où débute la floraison)

4 mai 2020: Gadelier Jonkheer Van Tets, camerises (tous) et crocus
7 mai 2020: Gadeliers Hinnomaki Yellow, Pixwell et Jewel et tulipes
10 mai 2020: Poiriers (euro) du voisinage
14 mai 2020: Prunier asiatique/hybride Purple Heart, groseillers Black Velvet et Jacinthes
16 mai 2020: Prunier hybride BlackIce (?)
18 mai 2020: Pruniers hybrides Vermont, Red Star, Toka et cerisier Carmine Jewel.
19 mai 2020 (fête de ma grand-mère): Pêcher Chinese Honey, prunier européen NY9, poirier Shinseiki et rhododendron PJM
21 mai 2020: Pommiers Liberty, William's Pride et Forget me not
22 mai 2020 (fête de mon père): Pommier Pristine, amélanchier Honeywood, cerisier Evans, cognassiers Japonais
23 mai 2020: Pommier Prairie Star
26 mai 2020: Pommetier décoratif Profusion (installation des filets sur les prunes)
29 mai 2020: Kiwi kolomikta
1er juin 2020: Bleuetiers
3 juin 2020: Raisins Somerset et hémérocalles jaunes.
7 juin 2020: Framboisiers noirs Black Hawk, centaurée et ciboulette. J'ai manqué la floraison des framboisiers rouges
15 juin 2020: Raisins Adalmiina, Concorde et Clématites

Les sureaux n'ont pas encore ouvert leurs fleurs.
Premières fleurs de prunier 2020 : Purple Heart






Pêcher Chinese Honey le 19 mai 2020.
Il avait sans doute + d'une cinquantaine
de bourgeons floraux et seulement 7 ont survécu.
Chinese Honey 20 mai 2020
(il a fait 24 °C et 28°C  les jours suivants)



Erreur 2020: sortir les figuiers et mures ronces trop rapidement du garage! Le soleil est trop fort et le vent est trop sec. En plus, la température fluctue énormément. On a eu du + 20 vers la fin avril, suivi de -5 avec neige au début mai. Les plantes sèchent/brûlent et meurent.